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Jean-Baptiste Seckler rend hommage à Auguste Rodin et ses écrits en monologue. Rencontre…

Jean-Baptiste Seckler, en quelques mots ?

Sensible, concentré, amoureux.

Comment êtes-vous venu un jour à prendre la plume et à écrire ?

Mon imaginaire et mes lectures m’ont donné envie d’écrire ; j’écris des pièces de théâtre et des long-métrages.

En ce qui concerne la pièce Le Penseur, tous les mots sont d’Auguste Rodin, choisis dans ses correspondances et entretiens, et adaptés pour le bien de la pièce.

Où trouvez-vous l’inspiration ?

Dans ma vie, dans les vies, dans la vie. Etre à l’écoute de soi-même et des gens, de leurs expériences, de leur ressentis.

Comment a été conçu le texte de la pièce de théâtre « Le Penseur » ?

J’ai lu un an sur Rodin et son entourage, et j’ai sélectionné toutes les pensées qui me parlaient le plus, certain de pouvoir les défendre avec sincérité. J’ai ensuite mis en scène et agencé tous ces mots chrono-thématiquement, de l’Age d’Airain et son accusation  de moulage sur nature, jusqu’au scandale du Balzac.

Pourquoi avoir choisi comme titre « Le Penseur » ?

Parce qu’on connaît le Penseur de Rodin mais bien moins le penseur qu’était Rodin.

Jean-Baptiste Seckler, quelle raison avez-vous souhaité rendre hommage à Auguste Rodin ? 

Parce que j’ai été touché par l’homme, sa sensibilité, sa vision du monde.

Si nous devions retenir une chose sur Auguste Rodin, quelle serait-elle ?

Son émerveillement constant, son amour pour la vie et la beauté des êtres, sa symbiose avec la nature.

Quelles sont vos influences ?

La vie d’artistes tels que Michel-Ange, Léonard de Vinci, Auguste Rodin, Camille Claudel, Le Caravage et tant d’autres m’apprend beaucoup ; lire leurs histoires  et leurs biographies me confortent dans mes créations, dans ma vocation d’artiste.

Comment est née votre rencontre avec les Éditions Harmattan ?

J’ai rencontré les éditions l’Harmattan suite à la programmation de la pièce Le Penseur au théâtre du Lucernaire ; ils m’ont proposé d’éditer le texte et d’y joindre des images illustrant la création du spectacle ; je suis ravi de cette collaboration !

Une adaptation théâtrale est en cours au Lucernaire. Parlez-nous-en ?

Ma rencontre avec Le Lucernaire s’est déroulée à merveille ; l’accueil a été formidable de respect et de mise en confiance ; j’y ai trouvé de bonnes sensations, et c’est ainsi que j’ai honoré huit représentations jusqu’à la mise en place du confinement, le 17 mars 2020. Il est question de reprogrammer la pièce en février et mars 2021, et il me tarde de retrouver la salle du « paradis », nom qu’Auguste Rodin donnait à son jardin de Meudon…

Comment avez-vous préparé cette interprétation ?

Étant sculpteur avant d’être comédien, j’ai reconstitué un plan d’atelier en guise de décor. Cet environnement m’est familier, les gestes sont faciles, le dessin et la sculpture en direct sont des moments de méditation, de centrage de mon personnage. Les mots viennent avec les gestes, ils sont évidents… Ainsi, je ne mens pas, je ne joue pas, je suis un artiste dans son atelier qui fait ce qu’il sait faire tout en partageant son plaisir de travailler, ses doutes et ses certitudes ; les mots de Rodin sont puissants et c’est un plaisir de les vivre, de les partager comme s’ils venaient de naître dans mon esprit.

Jean-Baptiste Seckler, quel est votre futur ?

Sculpture, théâtre et cinéma !

Que lisez-vous en ce moment ?

Frankenstein de Mary Shelley en vue d’une adaptation théâtrale, et l’Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolue de Bernard Werber, qui réunit pleins d’histoires fascinantes (bon pour l’inspiration justement ).

Quelle est votre définition de la littérature ou du théâtre ?

Le théâtre, comme la littérature, fait voyager dans le temps, l’esprit, ou le cœur… Le Penseur permet les trois…

Un mot de fin !

La PASSION est mon maître mot ; elle rend plus vivant, plus impliqué !


« LE PENSEUR » de Jean-Baptiste Seckler aux éditions de l’Harmattan

Cette pièce est un seul en scène protéiforme et une heure d’euphorie dans l’atelier d’Auguste Rodin, le père de la sculpture moderne, entouré de son « peuple de statues ». Un voyage dans le temps, dans l’esprit et le coeur du maître, un Rodin amoureux, intime, qui s’émerveille de la beauté des êtres et vibre au rythme de la nature. On connaissait « Le Penseur » de Rodin, voici Rodin le penseur.

Sculpteur et comédien, Jean-Baptiste Seckler a créé une vingtaine de personnages pour le musée Grévin. Au cinéma, il a reçu le prix d’interprétation masculine pour « Que la mort vous sépare » de Fabien Luszezyszyn.

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