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Étincelant, lumineux et cru dans « Tu mérites un amour » de Hafsia Herzi, Djanis Bouzyani est sur Zakaria Presse. Rencontre

Dirigé la comédienne Hafsia Herzi dans son premier long métrage, « Tu mérites un Amour » qui a été présenté à la semaine du la critique au Festival de Cannes 2020. Djanis Bouzyani a reçu une Mention du Jury du Festival du Film Francophone d’Angoulême pour son interprétation, ainsi qu’une nomination pour le César de la Révélation masculine.

Présentez-vous en quelques mots ?

Je suis Djanis, un acteur qui vient à la base du monde de la danse.

Comment êtes-vous arrivé dans l’univers de l’art, du cinéma et de la danse ?

J’ai arrêté l’école vers l’âge de 13 ans. J’avais des éducateurs spécialisés qui m’ont inscrit à la danse et au tennis. Très jeune, je suis parti à Los Angeles pour poursuivre ma formation chez Debbie Reynolds, la célèbre actrice et danseuse de « Chantons sous la pluie ». Le cinéma est arrivé plus tard grâce à un agent que j’ai rencontré au Mc Donald’s et qui m’a présenté Audrey Estrougo. Elle m’a offert ma première expérience au cinéma.  

Comment est née cette rencontre avec Hafsia Herzi ?

On s’est rencontré sur le « Chat du rabbin » de Joann Sfar où l’on faisait des voix, nous avons tout de suite eu une fascination l’un pour l’autre, je crois que l’on s’inspire mutuellement, que l’on se comprend. C’était assez évident entre nous, je l’ai dirigé en premier dans mon court-métrage « Burquarnaque » puis à son tour elle m’a dirigé dans le touchant « Tu mérites un amour ».

Comment vous êtes-vous retrouvé dans un second rôle du 1er film de Hafsia Herzi présenté à la semaine de la critique à Cannes ?

Un jour Hafsia m’a dit « Va lire tes e-mails, je t’ai envoyé un scénario ». Je l’ai lu, j’ai adoré, et 4 jours après on tournait la première scène !

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Une anecdote de tournage à raconter ?

Un jour, je devais m’occuper de faire le repas pour l’équipe. En général, je suis (sans prétention) assez doué. Mais ce jour-là, je ne comprends pas pourquoi ce fut un désastre ! J’ai raté ma quiche, elle est tombée par terre en sortant du four, puis je me suis brûlé la main… la totale ! … J’ai fini chez Picard !

Comment avez-vous vécu cette expérience cannoise ? Est-ce la première fois ?

C’était une expérience intense et pour une première fois, je n’aurais pas espéré mieux ! Y être pour « Tu mérites un amour » avec Hafsia, Jeremy et Anthony qui sont des amis très proches, c’était un peu comme être dans une colonie de vacances ! J’ai adoré.

Quel effet cela fait-il d’être sélectionné parmi les nommés pour le César de la Révélation dans « Tu mérites un amour » ?

C’est une grande et belle chance, mais c’est surtout le bonheur que cela a créé dans le cœur des gens que j’aime qui m’a le plus comblé.

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Parlez-moi en quelques mots des deux prochains films « Madame Claude » de Sylvie Verheyde et « Sœurs » de Yamina Benguigui ?

Je suis content d’être dans ces deux films.  Sylvie et Yamina sont deux femmes fortes à leur manière, elles ont une vision précise, je trouve cela très excitant …  C’est grâce à « Tu mérites un amour » que Yamina et Sylvie m’ont découvert. À la base, je n’étais pas prévu dans le casting, elles ont écrit le rôle pour moi. Yamina a réalisé un de mes fantasmes : tourner avec Isabelle Adjani. 😊

Quel est votre futur ?

Dans l’année, il y a deux jours qui ne servent à rien : hier et demain. J’essaie d’être dans le présent. 😊

Quelle est votre définition du cinéma ?

En tant que spectateur : rêver. Et en tant qu’acteur : essayer de faire rêver 😇🤷🏻‍♂️

Un mot de fin !

Sois heureux un instant. Cet instant c’est ta vie.


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Danseur de formation, Djanis Bouzyani débute au cinéma en 2004 dans « Zim and co » de Pierre Jolivet. Trois ans plus tard, il est repéré par la réalisatrice Audrey Estrougo qui le fait jouer dans son premier film, « Regarde-moi », puis danser dans la comédie musicale « Toi moi les autres ». On le voit ensuite dans « L’assaut » de Julien Leclerq, ou « Bonhomme » de Marion Vernoux, et il prête sa voix à l’un des personnages du film d’animation « Le chat du rabbin ». En 2015, il réalise un court métrage « Burqarnaque », dans lequel il a dirigé Hasfia Herzi.

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