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Un huis clos entre Norma Jeane Baker, future Marilyn Monroe, Tony Curtis et Gladys écrit par Jean-Philippe Bêche. Une pièce de théâtre drôle, poétique, romantique et parfois explosive où les démons ne sont jamais bien loin.

Rencontre avec Jean-Philippe Bêche…

Jean-Philippe Bêche, en quelques mots ?

Je suis originaire de la région lyonnaise, de la campagne beaujolaise plus exactement, au milieu des bois, des vignes, et des châteaux. Dès l’âge de 12 ans, je voulais faire du théâtre. Mes parents m’ont aidé, Paris m’a plutôt bien accueilli. J’ai un peu galéré, mais j’ai bossé, je n’ai jamais rien lâché, et j’ai très vite vécu de mon métier. J’alterne les tournages et la scène, mais je dois dire aujourd’hui que je passe le plus clair de mon temps sur un plateau de théâtre. 

Comment êtes-vous venu un jour à prendre la plume et à écrire ?

J’ai toujours un peu écrit, mais il m’a fallu du temps pour que toutes ces images murissent en moi pour les accoucher enfin sur le papier.

Jean-Philippe Bêche, Où trouvez-vous l’inspiration ?

Dans mes souvenirs d’enfance. Je pense que tout s’est construit avant l’âge de 17 ans.

Comment a été conçu le texte de la pièce de théâtre « Tony et Marilyn » ?

J’écris beaucoup en voyage, plus qu’à la maison. Je prends des notes sur mon téléphone, dans le train, le bus, dans un parc, une chambre d’hôtel… Tout ça se mélange, naissent alors des dialogues qui deviennent de plus en plus précis jusqu’à la construction finale. Pour Marilyn, il fallait que je trouve sa façon de parler, de s’exprimer. Il me fallait sa respiration.

Que se cache-t-il derrière le titre « Tony et Marilyn » ?

Peut-être Roméo et Juliette.

À travers ce texte, vous évoquez la position de l’homme et de la femme, ainsi que le début du mythe Marilyn Monroe. Pour quelle raison est-ce ?

J’aime comprendre l’alchimie mystérieuse entre les êtres. J’aime comprendre le mécanisme de transformation d’un être. Tout mythe a une origine bien précise, ce qui me plait, c’est de remonter aux sources. Marilyn avait tous les ingrédients pour devenir une icône. Elle a transformé les hommes et les femmes avec sa sensualité exacerbée qui faisait tellement peur à l’époque.

Tony Curtis et Marilyn Monroe, vivaient-ils une relation explosive ?

Passionnée certainement.  

Quelle était l’idée de faire ressortir leurs démons dans ce huis clos ?

L’idée était que chacun devienne le miroir de l’autre. Vous savez, faire éclater ce vernis, découvrir les zones d’ombre, pour mieux faire ressortir leur lumière.

Jean-Philippe Bêche, quelles sont vos influences ?

Mon papa, formidable instituteur et directeur d’école laïque, qui a écrit une douzaine de romans historiques pour la jeunesse aux Éditions Magnard. À la maison, nous baignions constamment dans une ambiance de livres, avec ma maman qui tapait ses manuscrits sur sa machine à écrire. J’ai encore ce bruit familier dans la tête. J’ai été élevé avec toutes ces histoires de héros magnifiques qui me faisaient tourner la tête. Je voulais être un chevalier !

Comment est née cette rencontre avec les Éditions Harmattan ?

Très belle rencontre à l’occasion d’une réunion des auteurs chez eux. J’ai été invité par Bella Lustyk qui présentait le très joli livre de son mari Maurice « 13 ans à Paris en 1942 ». Et puis j’ai découvert qu’ils publiaient du théâtre, ce qui est courageux aujourd’hui !

Envisagez-vous une adaptation théâtrale au Lucernaire par exemple ?

Mais complètement ! Dès que j’aurai rassemblé la production, on se mettra au travail…

Quel est votre futur ?

La reprise de ma première pièce « Le Roi Arthur » que nous avons créée à la Cartoucherie au Théâtre de l’Épée de Bois, et qui sera jouée cet été en juillet au festival du Jardin Shakespeare.

Et demain je repars en tournée avec une super équipe autour de Véronique Genest pour la pièce d’Olivier Macé « Gina et Cléopâtre ». J’ai rejoint aussi la troupe du Théâtre de la Huchette pour jouer la Cantatrice Chauve.

Que lisez-vous en ce moment ?

La biographie d’un acteur qui m’a également fasciné pendant mon enfance, et qui sera le sujet de ma prochaine pièce, mais je ne peux pas vous en dire plus pour l’instant…

Jean-Philippe Bêche, quelle est votre définition de la littérature ou du théâtre ?

La Grande Évasion.

Un mot de fin !

Longue vie au spectacle vivant et à toutes les littératures !


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TONY ET MARILYN de Jean-Philippe Bêche aux éditions de l’Harmattan

Huit ans avant le tournage de « Certains l’aiment chaud », Tony Curtis rencontre pour la première fois une Marilyn Monroe bien loin de celle que l’on connaît. Voici donc, à l’aube des années 50, un duo romantique, glamour, sensuel et drôle, souvent explosif, chacun devenant le miroir de l’autre pour mieux en faire jaillir les zones d’ombre.

Jean-Philippe Bêche est originaire de la région lyonnaise. Comédien et metteur en scène, il vient de créer « Le Roi Arthur » qu’il a écrit et mis en scène à la Cartoucherie, au Théâtre de l’Épée de Bois. « Tony et Marilyn » est sa deuxième pièce.

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