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Camille Mino Di Ca dévoile « Du Beat dans un château ». C’est drôle et poétique ! La pièce de théâtre se compose de 12 scènes et raconte la complicité naissante entre une reine de trèfle et un valet de carreau que tout oppose, mais que l’art va rapprocher !

Rencontre avec Camille Mino Di Ca…

Camille MINO DI CA, en quelques mots ?

Artiste multirécidiviste, et multiactivités, j’ai travaillé par le passé dans le cinéma et plus tard j’ai été photographe. Depuis quelques années, je m’exerce à l’écriture de fiction, la musique (piano et chant), le théâtre en tant qu’autrice et comédienne, et un peu la danse aussi.

Comment êtes-vous venue un jour à prendre la plume et à écrire ?

J’ai toujours écrit de la poésie, plutôt classique, en vers et en alexandrins. Dans mes multiples métiers, j’ai appris à écrire, mais ce n’était pas de la fiction. Et vu que je ne sais pas très bien parler, alors je compense en écrivant ! C’est il y a quelques années que j’aie commencé à écrire de la fiction : de courtes histoires, et du théâtre !

Camille Mino Di Ca, Où trouvez-vous l’inspiration ?

Partout où je peux ! J’aime scruter les êtres humains principalement, et leurs âmes souvent blessées et apeurées. La société et ses mœurs me questionnent.

Comment a été conçu le texte de la pièce de théâtre « Du beat dans un château » ?

Elle est partie d’une rigolade avec un ami, et elle s’est transformée peu à peu, en m’inspirant de ce que j’avais vécu. C’était une aventure pour moi, car je ne savais pas du tout où j’allais en écrivant.

Que se cache-t-il derrière le titre « Du Beat dans un château » ?

Le beat, c’est le beatbox que le valet entreprend, à la grande surprise de la reine. C’est aussi le battement du cœur, la vie, revenue dans le château.

À travers ce texte, vous évoquez la position sociale, l’amour, la langue française et l’art. Pour quelle raison est-ce ?

Je ne sais pas s’il y a une raison à l’art ! Pour moi, c’est surtout une pièce sur les préjugés que peuvent avoir les gens sur la différence (de classe, de genre, de couleur, etc.). Elle parle aussi de l’aveuglement sur ce qui EST véritablement, et à portée de main, et a contrario des fantasmes que peuvent avoir les gens sur ce qu’ils imaginent, et qui n’EST pas. Cela parle aussi des apparences face au désir d’authenticité ; et aussi de la complicité entre deux êtres à travers la création. Les jeux sur la langue ne sont des clins d’œil aux préjugés justement : une reine qui ne sait pas parler correctement et qui se fait reprendre par un valet : c’est le monde à l’envers, c’est drôle !

Camille MINO DI CA, quelles sont vos influences ?

Je ne sais pas ! Elles sont si intériorisées que je n’y ai plus accès. Je peux toutefois vous dire que j’adore Lewis Carroll, Alfred Jarry, Saint Exupéry, Boris Vian, c’est-à-dire des univers aussi surréalistes, fantaisistes et délirants, qu’initiatiques, pleins de sens, et souvent avec plusieurs niveaux de lecture.

Comment est née cette rencontre avec les Éditions Harmattan ?

J’ai gagné le concours Vivons les Mots ! Ceci dit, je me souviens qu’il y a plus de vingt ans, j’étais allée chez les éditions l’Harmattan avec un ami journaliste, qui m’avait invitée à un pot de gala.

Envisagez-vous une adaptation théâtrale au Lucernaire par exemple ?

J’adorerais ! Mais sans troupe, cela me semble difficile ! J’ai quand même bon espoir de la faire jouer bientôt…

Vous avez remporté le trophée Argent du concours « Vivons les Mots 2019 » organisé par la ville de Mandelieu en partenariat avec l’ACSTS, les éditions l’Harmattan et le théâtre du Lucernaire. Qu’avez-vous ressenti ?

Une grande joie ! Et surtout une grande gratitude pour cette reconnaissance de mes pairs !

Quel est votre futur ?

Mon futur est définitivement axé sur l’écriture, mais j’envisage d’élargir l’horizon à d’autres formes que le théâtre et la poésie. Je continuerai dans tous les cas à écrire pour le théâtre. J’aime trop le théâtre !

Que lisez-vous en ce moment ?

J’essaie de lire Proust, mais je n’y arrive pas. Je n’arrive pas à terminer Voyage au bout de la nuit, malgré avoir passé plus de la moitié du livre avec beaucoup de plaisir. Je lis pas mal d’essais…

Camille MINO DI CA, quelle est votre définition de la littérature ou du théâtre ?

Le théâtre est la vie : l’émerveillement, la surprise, le jeu, les émotions qui nous traversent, et toutes les questions qui concernent le sens. C’est aussi un acte d’amour, envers le public.

Un mot de fin !

Vivons les mots, et vivons le théâtre !


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DU BEAT DANS UN CHÂTEAU de Camille MINO DI CA aux éditions de l’Harmattan, Médaille d’argent du concours Vivons les mots 2019.

Le valet de carreau arrive au service de la reine de trèfle. C’est rapidement un coup de foudre pour lui. Ils se lient d’amitié à travers le théâtre, le chant, la poésie. Une complicité s’installe. Cependant, la reine ne peut envisager un couple avec un valet et s’évertue à trouver des amants qui ne lui conviennent pas. Peu à peu, les rapports de domination et de noblesse s’inversent entre nos deux personnages.

Autrice, poète, comédienne et musicienne, anciennement photographe pour le théâtre et le cinéma, Camille Mino di Ca a toujours travaillé dans différents milieux artistiques, avec une fibre d’artiste pas vraiment assumée. C’est une rencontre particulière avec le théâtre qui a été pour elle un éveilleur de désir de mots, de jeux et d’explorations fantasques, qui ne fait que débuter !

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