Claquette sur Jimmy Jean Louis

Artiste à multiples talents, mannequin, comédien au théâtre et à la télévision, acteur au cinéma à la carrière internationale, je vous invite à découvrir ma rencontre avec Jimmy Jean Louis. Un artiste que je suis depuis plusieurs années et que j’ai plaisir à croiser à chaque fois. Lors de son tournage à Paris pour TF1, nous avons fait une pause-café pour échanger sur sa carrière.

1) Jimmy Jean LOUIS en quelques mots…

Je dirais que je suis un acteur haïtien et international avec 25 ans de carrière mixée entre le mannequin, le théâtre, le cinéma et la télévision.

2) Quel regard portes-tu sur ta carrière ?

J’ai vécu une expérience remplie de challenge, de persévérance, d’aller toujours plus loin dans mon envie artistique et culturelle. Ce qui m’a permis de mieux comprendre le monde, les différences culturelles, et de découvrir les régions du monde, grâce à ces voyages. Ce côté humain m’a fait grandir.

3) Quel a été le déclic entre le mannequin et l’acting ?

Lors de mon voyage en Afrique du Sud, j’ai rencontré Nelson Mandela et pris conscience qu’il fallait qu’on me donne et/ou que je prenne la parole.

4) Ta filmographie est métissée, comment l’expliques-tu ?

J’ai traversé et travaillé dans beaucoup pays afin d’éviter de camper toujours le même rôle et montrer l’égalité des races.

5) Tout le monde te connaît avec la série « Heroes » cette image te colle toujours à la peau ?

Je ne pose pas la question car je suis content de ce que j’ai fait dans cette série et de son succès. D’ailleurs, je suis toujours en relation avec 6 d’entre eux avec qui je collabore sur différents projets.

6) Quel regard portes-tu sur le paysage audiovisuel international ?

J’ai eu la chance de travailler aux États-Unis, en France, dans les Caraïbes, en Angleterre, en Afrique. Etc. J’ai toujours exploré une certaine manière d’exister en étant présent sur ces différents marchés. Je cherche une nouvelle façon de me démarquer et de décrocher une vraie audience.  Il est vrai que chaque marché est différent mais quelques collaborations se font entre les pays. Par exemple, un film français va très bien marcher en France mais pas forcément aux États-Unis.  Les festivals internationaux du film permettent de découvrir autres choses par exemple en 2016, quand je suis allé présenter « Jazmin et Toussaint » au festival de TORONTO, le marché nigérien « Nollywood » a été invité, je trouve ça super.

7) Comment tu t’es retrouvé dans la prochaine adaptation d’Harlan COBEN sur TF1 ?

J’ai rencontré Sidney, le producteur qui m’a convaincu, ensuite, la rencontre avec Harlan COBEN et le casting de la série « Juste Un Regard ». J’interprète un personnage assez mystérieux et important dans la série. Surprise ! Je suis ravi car le tournage s’est très bien passé et c’est ma première fois à la TV en France.

8) Parle-moi du film « Jazmin et Toussaint » présenté au Festival de Toronto en 2016 ?

J’ai participé à la présentation au Festival international du film à Toronto en septembre dernier, il sort au cinéma le 29 mars 2017 et distribué par Pyramide Internationale.  J’interprète un vieillard d’une soixantaine d’années malade et déséquilibré qui entretient une relation compliquée avec sa fille. Je suis d’ailleurs allé à la rencontre de cet homme car c’est le père de la réalisatrice, la scénariste et le premier rôle Claudia Sainte-Luce. Pour moi, ce film était un vrai challenge car je joue en espagnol et un homme de 60ans. Le travail de la réalisatrice est précis et minutieux. Je suis satisfait du résultat, c’est un vrai film d’auteur.

Synopsis : À 60 ans, en raison d’une santé fragile, Toussaint doit s’installer chez sa fille Jazmin, qui vit à Mexico. D’origine haïtienne, Toussaint n’a jamais été capable de prendre racine nulle part. Il n’a pas été un père aimant et est un parfait inconnu pour Jazmin. Au gré de cette cohabitation forcée, Toussaint recompose le puzzle de son passé sous le regard tantôt sévère, tantôt bienveillant de sa fille. Il permettra à Jazmin d’aller de l’avant avec sa propre vie.

9) Parle-moi de ta Fondation Haïti ?

La priorité de la Fondation est d’aider les jeunes dans leurs manifestations culturelles, sportives, éducatives. Nous avons déjà récolté de l’argent ce qui nous a permis d’ouvrir une école à HAITI.

A travers cette fondation, mon but est d’aider les jeunes défavorisés.

10) Quels sont tes envies artistiques de demain ?

C’est de pouvoir continuer à exister dans ce domaine !

11) Le mot de fin !

De persévérer !

 

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