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« PAS SI FORT ! » de Sophie Satti, médaille d’or du concours Vivons les mots ! 2018 est une pièce de théâtre parue aux éditions de l’Harmattan. Rencontre…

Pas si fort ! est une mise en abyme qui plonge le spectateur au coeur d’une répétition, celle de Roméo et Juliette. La scène est nue, les comédiens sont là… Ils attendent leur metteur en scène, Godot, personnage énigmatique et fascinant qu’ils n’ont jamais rencontré. Cette comédie angoissante nous emmène tour à tour dans l’univers de Shakespeare et de Beckett, tout en explorant des sujets d’actualité. Que vont devenir ces deux comédiens face à l’attente ? Quel rôle ont-ils vraiment ?

« Pas si fort ! » de Sophie SATTI est un hommage au théâtre, à ses comédiens, à son metteur en scène, à sa répétition et à son rythme. Une mise en abyme intéressante !

Sophie SATTI, en quelques mots ?

Auteure niçoise, amoureuse de sa ville, passionnée de voyages et par-dessus tout, de littérature !

Comment êtes-vous venue un jour à prendre la plume et à écrire ?

Comme Obélix, je suis tombée dedans quand j’étais petite ! C’est un besoin vital. Je ne peux pas l’expliquer, c’est comme boire, manger ou respirer.

Où trouvez-vous l’inspiration ?

Dans le quotidien. Parfois, je vis une situation et je me dis, cela ferait un super point de départ pour une pièce, ou bien je rencontre des personnes qui feraient d’excellents personnages. La vie est déjà une scène de théâtre.

Comment a été conçu le texte de la pièce de théâtre « Pas si fort ! » ?

Tout se joue autour de l’attente, ma question première était : que se passe-t-il quand il ne se passe rien ?

Que se cache-t-il derrière le titre « Pas si fort ! » ?

L’angoisse ! Ces deux comédiens attendent Godot, leur metteur en scène dont ils ne savent rien. L’absence de Godot le rend omniprésent et crée une aura de mystère, d’interrogation et d’effroi.

À travers ce texte, vous évoquez la position de la femme et de l’homme dans le milieu du théâtre. Pour quelle raison est-ce ? 

Je me sers du théâtre, mais le texte pourrait s’accorder à n’importe quel métier. J’essaie de montrer que la position de la femme est le résultat de siècles de luttes et que dans les mentalités, même les plus ouvertes, subsistent encore des résidus d’éducation, de tradition. C’est contre cela qu’il faut se battre, le reste viendra naturellement.

Quel est le sens recherché en faisant répéter une comédienne et un comédien sans le metteur en scène ?

Je voulais voir comment ils se débrouillaient sans cadre, livrés à eux-mêmes, à leurs doutes et à leurs interrogations. Le doute est l’essence même du comédien.

Pourquoi avoir choisi comme référence Roméo et Juliette de Shakespeare pour démontrer ce jeu théâtral et humain ?

Déjà, parce que c’est une de mes pièces préférées ! Elle est parfaite pour parler de la bêtise qui se transmet par tradition et de l’impact des générations précédentes sur nos vies. Et puis, c’est une merveilleuse histoire d’amour. Les mots de Shakespeare sont extraordinaires.

Cet écrit résonne comme un hommage au théâtre, n’est-ce pas ?

Oui, au théâtre, sous toutes ses formes, qu’il soit classique, contemporain, absurde ou burlesque et à tous ceux qui le font vivre : auteurs, comédiens, metteurs en scène, régisseurs et surtout… au public !

Sophie SATTI, quelles sont vos influences ?

Elles sont variées ! De Romain Gary à Pablo Picasso, j’aime les artistes qui défient les codes et créent leur propre chemin. Gary prend un pseudonyme pour défier les critiques et gagne un 2e Goncourt, et Picasso se détache de sa stupéfiante technique pour peindre « comme un enfant de 5 ans ». La nature, la musique, les rencontres influencent aussi mes pièces. Nous en revenons là, la vie est une inspiration en mouvement.

Comment est née cette rencontre avec les Éditions Harmattan ?

Grâce à un concours national « Vivons les Mots » organisé dans le cadre d’un salon des auteurs de théâtre, dont les éditions l’Harmattan étaient les partenaires. Ce fut une très belle rencontre, non seulement avec les éditions, mais aussi avec les partenaires et les autres auteurs présents sur le salon qui aura lieu chaque année à Mandelieu.

Envisagez-vous une adaptation théâtrale au Lucernaire par exemple ?

C’est une pièce de théâtre, elle est faite pour être jouée ! Au Lucernaire, ça serait merveilleux. C’est un lieu chargé d’histoire, que j’affectionne. Pour l’instant, nous en discutons… à suivre donc !

Vous avez remporté le trophée Mimosa Or du concours « Vivons les Mots » organisé par la ville de Mandelieu en partenariat avec l’ACSTS, les éditions l’Harmattan et le théâtre du Lucernaire. Qu’avez-vous ressenti ?

Une immense joie. Quand je participe à un concours, j’espère toujours gagner, mais je ne m’y attends pas vraiment. De la joie donc, de la surprise, et aussi un sentiment de reconnaissance qui fait beaucoup de bien.

Quel est votre futur ?

Deux Goncourts et trois Molières… au minimum. (Rires.) Écrire, encore écrire, toujours écrire, sous toutes ses formes : théâtre, roman, littérature jeunesse… Et surtout, « Pas Si Fort » va être monté par une équipe extraordinaire et talentueuse… c’est un grand bonheur. Vous pouvez suivre nos aventures sur la page FB de la pièce !

Que lisez-vous en ce moment ?

« Ils savent tout de vous » de Iain Levison aux Éditions Liana Levi. Je me régale ! Il m’a été conseillé par Aurélie, une libraire formidable, une vraie passionnée qui tient la librairie la Pléiade à Cagnes-Sur-Mer. C’est un bonheur de discuter littérature avec elle. Acheter un livre là-bas fait partie de mes petites joies du quotidien.

Sophie SATTI, quelle est votre définition de la littérature ou du théâtre ?

Pour moi, le théâtre, la littérature et l’art en général sont des voyages. Voyages au cœur de nous-mêmes, de nos émotions, voyages à la découverte des autres, des cultures, des pays, voyage à travers les mots… bref… le voyage !

Un mot de fin !

Osez !

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Pas si fort ! de Sophie SATTI

LITTÉRATURE – PIÈCE DE THÉÂTRE

Coll. Théâtres

86 pages • 12 € • janvier 2019

Editions harmattan

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