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L’année 2019 sera sans doute celle de Najoua Belyzel qui fait son grand retour avec un nouvel album très attendu « de la lune au soleil » disponible en mars 2019. Rencontre…

Najoua Belyzel a su créer son propre univers dans le paysage de la chanson française, immédiatement identifiable par une tessiture de voix, un imaginaire visuel fort ou encore des paroles mêlant poésie, confessions et questionnements sur notre monde.

Après un premier single percutant, « Gabriel », qui va s’installer pendant tout l’hiver 2006 sur les ondes, s’écouler à plus de 350.000 exemplaires, la chanteuse enchaine. Avec son producteur, coauteur et compositeur Christophe Casanave (Marc Lavoine, Hélène Ségara…), elle sort deux albums, écoule plus de 600.000 disques dont un sublime « Viola » en duo avec Marc Lavoine. Grâce à YouTube, où ses clips cumulent plusieurs millions de vues son succès dépasse nos frontières.

En 2018, elle lance le 1er single extrait de son futur album « Cheveux aux vents » et disponible en 6 versions remixes pour les clubs, attendu depuis quelques mois par une communauté de plusieurs dizaines de milliers de fans, évoque une chute sans fin, après une histoire d’amour. Une chute en forme de saut de l’ange. Optimiste, face à la fatalité de notre existence, Najoua se sent bien, même si…

En 2019, elle signera son retour avec son acolyte de choc Christophe Casanave pour un troisième album coup de poing intitulé « De la lune au soleil ». On y retrouve ce même univers unique électro-pop, envoûtant, ces gimmicks entêtants et des paroles qui ne laisseront personne indifférent.

#Interview

Najoua Belyzel en quelques mots

Euh, il y a beaucoup de mots…cela me fait drôle de me présenter et de dire : je suis, je fais. Pour tout te dire, je suis auteure, interprète et raconteuse d’histoire.  Les choses sont bien faites, car le prénom que mes parents ont choisi pour moi « Najoua » a pour signification le secret, les messes basses, le chuchotement. Cela me plait beaucoup ! Lorsqu’on est petit, on ne cherche pas à savoir le sens de son prénom, mais le jour où j’ai compris de par mes origines et depuis que je suis maman d’une petite fille (c’est tout frais 😊) et qu’il a fallu trouver son prénom. Je me suis posé la question : pourquoi ma mère m’a-t-elle donné ce prénom ?

En bref, je trouve qu’il correspond bien à mon identité, ma personnalité, mon entité et tout le bagage avec lesquels j’évolue et je grandis dans le monde d’aujourd’hui. J’ai de la chance de faire ce métier fabuleux même si je tiens à rappeler que je n’ai jamais voulu faire. Je n’ai jamais eu ce désir de chanter. J’ai rencontré quelqu’un qui a révélé ça en moi : Christophe Casanave. Sans lui, il n’y aurait pas eu la naissance de la chanteuse. Il est dans l’ombre et moi je suis mise en lumière. Donc voilà qui je suis.

Est-ce une nouvelle Najoua que j’ai en face de moi ?

Il n’y a pas de nouvelle Najoua ! C’est la même ! J’ai l’impression d’être une sorte d’assoiffée, d’absorbée énormément et de m’inspirer beaucoup. Je ne veux pas me changer, je suis la même. J’ai de la chance d’avoir de belles basses par rapport à mon éducation, ma culture, les richesses que j’ai reçues de mes parents et de mon entourage. J’ai eu la chance d’avoir rencontré immédiatement un ange, une personne bienveillante et bienfaisante envers moi.

Dans ce métier, on peut vite basculer. Il n’y a pas de nouvelle Najoua, c’est la même qui grandit, qui apprend de nouvelles choses. Si tu fais du bien, tu auras du bien. Si tu fais du mal, tu auras du mal. C’est peut-être naïf, mais c’est ma basse. Les personnes qui me connaissent me définissent comme une femme enfant.

Que s’est-il passé pendant toutes ces années d’absence ? 

Je vais t’expliquer. Zakaria, tu mets le doigt sur quelque chose de très vrai auquel j’ai la réponse. Il est vrai, tu l’as dit joliment parce que tu me donnes des frissons. Ce sont des explications très simples, il m’a fallu du temps pour comprendre certaines choses. J’étais jeune, j’ai signé dans un label français qui faisait beaucoup de dance et de disco et avait des licences à l’étranger. J’étais la seule artiste en développement et humaine. Le premier album a très bien marché, car il y a eu une très belle entente, ils croyaient en Gabriel qui a dépassé les frontières francophones. Mais, lorsqu’il a fallu développer l’artiste que j’étais, qu’il a fallu plus que la magie des choses et de la chance que j’aie eue. Lors de la sortie du 2d album, il n’y avait plus personne. Nous avions signé pour 3 albums, mais il n’était pas possible de le faire dans ces conditions. J’avais envie de ma liberté artistique.

Alors j’ai décidé de m’autoproduire avec Christophe. Nous avons vite compris qu’il y avait des codes à respecter par rapport aux radios et aux télés. Cela étant, j’ai décidé de faire une pause, car j’avais un désir de faire un enfant, de me consacrer à ma vie privée. C’était un choix, mais cela ne m’a pas enlevé l’idée de continuer à faire de la musique, ma passion. Aujourd’hui, j’ai un album très riche et très fier que ce que j’ai écrit et dans quoi je m’engage. En 2017, j’ai rencontré des personnes qui aiment et comprennent mon désir et mon univers. L’album arrivera en mars 2019.

Comment est née la collaboration avec le label Warrior records ?

Ce sont des personnes qui ont cherché à me contacter via mon Facebook. Ce compte est entretenu par mon producteur, mon compositeur et quelques fois mes fans. Un jour, Christophe Casanave, qui est mon compositeur et aussi mon producteur, a reçu une demande de rencontre. De là, les choses sont faites en douceur, au studio, de façon familière. Nous avons créé une force jeune, nouvelle et belle.

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Parle-moi du nouvel album « de la lune au soleil » à venir ? 

C’est la continuité ! Le désir de ce nouvel album existe depuis 2012. J’ai plus de 40 titres. Quand j’ai signé avec ce nouveau label, nous avons retravaillé les morceaux avec Christophe à la fois à l’écriture et à la composition. Lorsque nous avons eu la rencontre avec la nouvelle équipe de Warrior, nous avons choisi de nous arrêter sur 12 titres. Un album qui est 100% électro. Nous avons fait le choix de ne mettre aucun instrument même si Christophe est un instrumentiste. Du coup, on a fait un concept de dualité, car on voulait confronter l’univers du corps, de l’esprit, de la danse et de la réflexion avec le texte. On prit des textes forts. Je crois que le texte le plus simple que j’ai écrit est : « Cheveux aux vents » , pourtant il parle de suicide politique. Je n’aime pas écrire des choses qui n’ont pas de sens.

Le monde est tellement rempli de choses belles, évidentes, horribles et douloureuses. Il faut mettre le doigt dessus pour les guérir et nous guérir, et aller mieux. On avait envie de confronter ces deux choses-là, et de garder un son froid. L’album est très électro et donne envie au corps d’avoir une mécanique, de bouger, et d’être complètement happé par la musicalité. Et se dire plus tard, j’ai dansé sur le viol, sur le meurtre et la guerre. C’est cette espèce de gymnastique que j’ai voulu faire. Comme fait Stromae qui est ma source d’inspiration. J’aime ces artistes habités, torturés, qui proposent la musique comme une guérison. Dans l’album, il y a des thèmes très forts. J’ai travaillé avec Christophe Casanave et Jérôme Morette.

Pourquoi l’avoir intitulé « De la lune au soleil » ? 

C’est magnifique ! Cela veut dire plein de choses. Ces dernières années, j’enregistrais mes chansons de nuit et j’écrivais la journée. Je basculais entre les deux. Je voyais le coucher et le lever du soleil. Cela m’est resté ! Je m’éclate à donner des noms (lol). Un jour, je lisais « Brida » de Paulo Coelho et je tombe sur une explication d’un pont entre la lune et le soleil. Pour moi, cela s’est positionné comme une évidence.  Quand j’ai eu un bébé, à la vue, de profil, on dirait la lune, et de face, le soleil. Ce sont des symboles.

Tu penses déjà à la scène où c’est trop tôt ?

Je pense souvent à la scène. Lors de mon dernier concert au Pan Piper, il y a deux années, en descendant les escaliers, cela a été une révélation. J’ai ressenti quelque chose de très fort avec mon public fidèle et aimant que je respecte énormément.

Je préfère un concert intime, une lumière tanisée avec une voix dénudée et proche de mon public. C’est plus magique ! Quand j’imagine une scène, c’est bougie et guitare ou piano voix. Pour moi, c’est le message à faire passer avant tout. Pourtant dans mon nouvel album, les chansons donnent envie de danser. Donc, elle est là, la difficulté. C’est pour cette raison qu’avec Christophe on se laisse les deux options à la fois le côté électro et le côté acoustique/intimiste. Et artistiquement, c’est intéressant !

Quel est le futur de Najoua Belyzel ? 

Je n’ai pas ce don de connaitre le futur. Je suis croyante, je demande des choses à dieu et aux anges. Et après, nous verrons !

Quelle est ta playlist actuelle ?

Je t’invite à aller sur mon spotify :

Une playlist qui transporte, quel que soit l’état du jour.

Quelle est ta définition de la musique ?

La musique est une inconnue ! c’est quelque chose qu’on ne pourra jamais trouver la solution. C’est comme une espèce d’élastique qu’il y a entre dieu et la science. C’est peut-être dingue de dire ça, mais on se pose pleine de questions.  Cela nous procure des choses, on y va sans jamais savoir où.

Pour moi, il y a une chanson de Brel « Les vieux amants », on peut la mettre à n’importe quel moment de ma vie, je fonds en larmes. Elle me désarme totalement !

La musique, c’est une inconnue, une science, une maladie et un remède.

Un mot de fin !

Pour ceux qui découvrent, je vous souhaite un bon voyage, car l’univers est beau et porte un regard sur le monde.

Pour ceux qui connaissent, je vous donne rendez-vous prochainement et sur scène.

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