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Diva Faune est un groupe de pop-folk aux influences électro composé de Yogan Le Fouler-Barthel, originaire de la région parisienne, et Jérémy Benichou, de Montréal. Ils fondent le duo Diva Faune en 2011, à Lyon grâce à une certaine Hélène. Interview…

Diva Faune, en quelques mots

Yogan : Good vibes smashing against sound barrier…des bonnes ondes qui viennent s’exploser sur le mur du son.

Jérémy : Electro-Folk puissante

Comment s’est passée votre rencontre ?

Yogan : Il était tard, on avait faim…

Jérémy : On s’est croisé dans un fast food à Lyon très tard …ou alors… une dame, appelons-la Hélène, parce qu’elle s’appelle Hélène, nous avait donné tous les 2 rdv au même endroit au même moment. Bravo Tinder !

Yogan : Ou bien un truc encore plus épique que tout ça

Pourquoi est-ce Diva Faune comme nom de scène ?

Yogan : C’est un nom qui date de très longtemps… On aime les choses où se mélangent élégance et agressivité.Le gros problème, c’est que Marylin Manson était déjà pris (blague à part).Diva Faune, c’est un hommage à la foule des concerts et des festivals, qu’on a la chance de croiser chacun depuis plus de 10 ans sur scène. L’évocation de cette « Faune » s’inspire de l’utilisation du mot par exemple dans l’expression « faune urbaine ». En somme, on porte le nom de notre public. (cœur) Rires.

Parlez-nous de cette rencontre avec votre label Play Two ?

Yogan : On venait de terminer notre EP produit en collaboration entre Mark Plati (NDLR :l’ancien ingénieur du son de Davie Bowie) et un autre très bon ingénieur du son qui lui est sur la côte ouest-américaine. On cherchait un Label qui pourrait développer le projet en France et nous assurer un redécollage rapide vers nos racines musicales anglo-saxonnes. Notre éditeur qui les connaissait bien a pu discuter avec eux de ce plan de vol.

Jérémy : et comme on était tous sur la même longueur d’onde, on a été présenté et ça a très vite matché (cf. l’allusion à Tinder plus haut), et depuis on avance super bien ensemble (sourire)

Yogan : Ensuite,pour mettre en place notre programme de concert, on a aussi été présenté à AlloFloride, qui s’occupe d’artistes comme Møme, Feder,Flume, Gramatik, Ofenbach. Et avec qui on termine de préparer la tournée 2019 qui démarre fin janvier pour préparer la sortie d’album et qui va nous remettre sur les routes toute l’année.

Comment est née la collaboration avec Léa Paci sur le titre « Get up » en version française ?

Jérémy : On s’est rencontré sur une promo dans le nord de la France, bon feeling instantané,

Yogan : donc on a logiquement pensé à elle pour venir poser sa voix sur cette version.

« Shooting to the stars » est une véritable bombe musicale, comment a-t-il conçu ?

Jérémy : À la base c’était un titre d’une minute qu’on avait fait pour une pub. On s’est fait recaler. Dommage, hein ?

Yogan : Du coup, on en fait un morceau de 3 minutes avec des voix dans tous les sens, et pleines de parties différentes. Pour faire ça, si on avait pu on aurait bien pris Bohemian Rhapsody en l’accélérant au double du tempo pour taper 147 fois par minute. En vrai au départ c’était même encore plus rapide, on était à 151. Du coup, ensuite pendant un moment on trouvait notre single trop lent, (haha). Et sinon, pour les amateurs de balades épiques et de voyages musicaux, et nous en sommes nous-mêmes,vous verrez sur notre album à venir, on a placé des petites choses en track 7 et en final-track. D’ailleurs la track 7 est cosignée avec l’artiste australienne Julia Stone (ndlr : de Angus&Julia Stone) qui nous a fait l’honneur de nous offrir un texte. Bon, j’ai un peu dévié du sujet…

Cet album intitulé « Dancing with Moonshine » est prévu pour février 2019. Comment a-t-il confectionné ? Quels thèmes abordez-vous ? Quelle influence aura-t-il ? Qui a fait quoi ?

Jérémy : Tous les morceaux ont été écrit et composé par Yogan, ensuite j’ai fait l’arrangement et la production puis on termine les titres ensemble. Ça fait plus de 3 ans qu’on travaille dessus et on est très fiers !

Yogan : Il aborde des sujets légers sur certains titres, et d’autres beaucoup plus deep, comme la pression, le mensonge, l’envie d’exploser, etc.  Parfois c’est très direct, mais j’essaye souvent de ne prendre l’angle le plus évident pour traiter les choses et avec du recul sur soi, pour ne pas avoir l’air de donner des leçons à quiconque.Également parce que c’est toujours sous forme de petite touche, sous forme poétique. Il y a aussi des sujets un peu complexes, comme le besoin de chacun à une forme de reconnaissance et d’estime, la gestion de nos peurs, les choses qu’on ne s’avoue pas pour se persuader qu’on est sans failles, des choses comme ça. Je crois beaucoup au fait qu’il n’y a pas besoin d’aller à la chasse au crocodile dans la mangrove pour vivre des aventures intenses ; chacun vit énormément de choses au quotidien et des ascenseurs émotionnels. Ce qui est super agréable, c’est que Jérémy pour le travail de production a une palette sonore et rythmique à la fois très large et polyvalente, et aussi très efficace et percutante, en partie due à son vécu et son amour pour le monde de l’électro.  Cette diversité, c’est aussi bien nécessaire pour aborder les choses que je viens d’évoquer, que pour mettre en valeur nos passages très déjantés et extravagants, car oui il est beaucoup question de diversité et de relief.

Vous chantez toujours en anglais, c’est ça ?

Yogan : Oui. Cependant,j’écris aussi en Français pour les collaborations qui donnent les versions françaises de nos singles, comme le tout dernier avec l’artiste Clara Doxal. Et globalement on écrit aussi en Français pour d’autres projets.

À quoi peut-on s’attendre en venant vous voir sur scène ?

Yogan : Attends-toi à deux mecs qui bougent beaucoup.

Jérémy : Et on est en train de préparer un tout nouveau live pour la tournée 2019, à 5 sur scène pour amener encore plus d’énergie que tout ce qu’on a pu faire jusque-là. Si on arrive à faire ce qu’on vise, ça devrait envoyer sévère. Tu peux t’attendre à repartir les jambes en compote et avec une extinction de voix !

Yogan : Oui, comme sur l’album on a vu les choses en plutôt grand en termes de son, il y a beaucoup d’idées musicales qui nécessite d’être nombreux sur scène, pour se débrouiller avec le fait qu’en studio j’enregistre constamment des montagnes de chœurs,pour bien avoir le gros son du travail de Jérèmy, pour donner encore plus de vie qu’à deux, et d’autre chose qui vous sur surprendront probablement. On a ajouté dans l’équipe un des meilleurs ingé lumière possible. L’occasion de cette interview de remercier une fois de plus notre ingé son et notre manager qui font un travail extraordinaire.

Comment êtes-vous arrivés à faire de la musique ?

Jérémy : C’était une évidence, décidée très tôt. La musique a été la passion principale tout au long de ma vie, c’était normal d’essayer d’en faire mon métier.

Yogan : J’étais fan de sport, mais mon équipe préférée s’est mise à jouer vraiment mal, j’ai continué le sport, mais j’ai arrêté de regarder à la TV, et un soir mon cousin m’a montré quelques tips à la guitare, puis j’ai continué, puis commencé à de plus en plus chanter et composer et écrire. En fait, quand j’étais petit je faisais du piano avant tout ça.

Quelles sont vos influences ?

Yogan : De mon côté je suis très Brit rock, Brit pop et Folk, et Jérémy très électros, avec des origines assez métal.

Jérémy : On se rejoint tous les 2 autour d’artistes comme Queen, Bowie, Milky Chance et ce genre de vibes.

Quel est votre dernier titre coup de cœur ?

Jérémy : J’ai un coup de coeur énorme sur un titre de Daniel Caesar qui s’appelle Japanese Denim, une soul super classe !

Yogan : Moi c’est « Oh Mandy » de « The Spinto Band » titre que je trouve très charnel, un timbre de voix assez brute, une grille bien cosmique, surtout sur le pont du titre.

Quel est le futur de Diva Faune ?

Yogan : D’ici l’album, on va faire quelques shooting photos,

Jérémy : des clips,

Yogan : et comme on t’a dit, une tournée,

Jérémy : et autant que possible continuer de s’éclater comme les dernières années…

Quelle est votre définition de la musique ?

Jérémy : Une des formes d’art qui différencie l’humain de l’animal. L’énergie, la communion,le plaisir, l’émotion.

Yogan :N’oublions pas le chant des cigales. Mais oui, un moyen de communiquer du plaisir par le son.

Un mot de fin !

Yogan : Merci à toi pour l’interview !

Jérémy : Et un geste doux pour ceux qui nous suivent et nous découvrent aujourd’hui. Des cœurs sur vous tous.

Yogan : Yes, à très vite, portez-vous tous bien

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