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Auteure, compositrice et interprète, Eléonore a dévoilé son 1er EP le 27 avril dernier « Les enfants gâtés » en autoproduction. Cette Parisienne a réalisé ce bijou musical de 4 titres entre la Ville lumière et Londres. Rencontre

Eléonore, en quelques mots

Il n’y a pas de différence entre Eléonore, l’artiste et l’humaine. Je ne voulais pas prendre de nom de scène. Je trouve que mon prénom colle bien à ma musique, il est à la fois moderne et rétro. C’est un entre-deux, entre le passé et le présent, la tête dans les étoiles et les pieds sur terre.

Comment êtes-vous arrivés à faire de la musique ? 

La musique a toujours fait partie de ma vie. Je fais du piano depuis l’âge de 5 ans, je suis allée au conservatoire et aie eu plusieurs projets de groupe. De plus, je viens d’une famille italienne où la musique est très présente : en parallèle de son métier, ma mère chante de l’Opéra, mon père joue du piano et mon frère est DJ. J’ai toujours fait de la musique, mais c’est vraiment l’expérience de la « Nouvelle Star » qui a été un élément déclencheur.

Parlez-moi de cette aventure au télé-crochet « Nouvelle Star » en 2014 ? 

Je suis arrivée comme ça sans trop réaliser ce que je faisais. À chaque étape réussie, j’avais envie d’aller plus loin. Je suis tellement passionnée par la musique que ça m’a permis de tenir malgré le stress et la fatigue. Je l’ai vécu comme un marathon. C’était intense ! L’expérience de la « nouvelle star » a été le début d’un processus créatif en solo.

Comment s’est passé le processus de création du 1erEP ?

J’ai co-composé les chansons « Diego » et « Il parait que d’en bas » avec un ami Nicolas Cornil. Ensuite, je suis allée à Londres pour travailler avec un arrangeur-producteur-musicien rencontré à Paris. Dans l’intimité la plus totale, nous avons composé des morceaux à partir de textes que j’avais écrits. Il a ensuite tout arrangé. Cet EP c’est aussi l’histoire de cette rencontre artistique et humaine.

« Ses textes s’appuient sur la richesse d’une langue française qui a trop longtemps été oubliée des productions électro-pop actuelles », qu’entendez-vous par là ?

Quand j’ai commencé à penser mon premier EP, j’avais l’impression que la variété française était à la traîne. C’est peut-être moins vrai aujourd’hui grâce à Christine and The Queens et Stromae qui ont insufflé un vent de fraîcheur sur la scène française et permis aux artistes de s’affranchir des codes. Aujourd’hui, la tendance n’est plus à l’anglais, mais au français. De mon côté, ça ne m’a jamais traversé l’esprit de chanter autrement qu’en français pour interpréter mes propres chansons. Au commencement du projet, j’avais vraiment à cœur de faire de la variété française et d’y mêler des références plus actuelles à l’image de mes goûts musicaux qui sont très éclectiques. Mon univers va de Michel Berger à Jabberwocky en passant par Ella Fitzgerald et Christine and The Queens. Aujourd’hui, même s’il y a une nouvelle scène française très intéressante et riche, je trouve qu’il manque encore de vrais interprètes comme Juliette Armanet et Clara Luciani.

Parlez-moi de vos clips ?

Le 1 er clip « Standby » a été la première réalisation du collectif de ma cousine, le Collectif Bouche B. Dans le 2nd clip, j’étais prête à me montrer face caméra et à m’imposer un peu plus en tant qu’artiste. Il a été co-produit avec la boîte de prod’ de mon frère : JojiProd.

À quoi peut-on s’attendre en venant vous voir sur scène ?

On peut s’attendre à un mélange d’électro et de piano-voix, un set avec deux musiciens avec qui je me suis produite pour la première fois en première partie de Findlay aux Abattoirs de Cognac.

Comment qualifieriez-vous votre voix ?

Je pense que ma voix fait écho à un sentiment d’extrême nostalgie que je garde au fond de moi. Elle est à la fois affirmée et fragile, comme moi.

Quel est le futur d’Eléonore ?

Le futur est de s’accrocher, d’aller au bout de ce projet et de le défendre sur scène. Je prépare également un prochain clip pour la chanson « Diego ».

Quels sont vos tubes de l’été ?

« Reptile » de Moodoid, « Carré bleu » de Disiz La Peste, « Microsillons » d’Alain Chamfort, « Tes yeux » de Lewis Ofman.

Quelle est votre définition de la musique ?

La musique, pour moi, c’est l’endroit où tu peux te permettre d’être totalement toi-même. Un espace de liberté sans limites, c’est le langage dans lequel j’ai l’impression de communiquer le plus naturellement.

Un mot de fin !

J’espère que les gens seront au rendez-vous pour la suite ! En tout cas, j’essaierai toujours d’être le plus authentique possible et de leur livrer des chansons qui peuvent faire du bien ou aider à démêler certains nœuds.

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