la educacion del rey, santiago esteves, Mathias encinas, german de silva, juan manuel bordon, cinema, argentin,

El Educacion del rey est un drame sombre qui se déroule dans les hauteurs de Mendoza en Argentine. Santiago Esteves tient en haleine le spectateur jusqu’à la conclusion finale.

C’est l’histoire du jeune Reynaldo qui participe à un cambriolage qui tourne mal. En tentant de s’enfuir, il tombe dans le jardin d’un vieux couple. Contre toute attente, le propriétaire ne le dénonce pas à la police, mais lui propose un marché. Une relation de confiance fragile s’installe alors entre le jeune homme et son protecteur.

Un drame sombre basé sur la transmission

Après une mauvaise chute, le jeune Rey se retrouve entre les mains de Carlos qui lui apprend la discipline, à comprendre et à réparer ses erreurs en reconstruisant la structure du jardin, fait pour l’anniversaire de sa femme. L’action principale se fabrique autour de la relation adoptive entre Rey, un jeune adolescent raté et Carlos, un retraité qui s’ennuie.

santiago esteves, german de silva, matias encinas, juan manuel bordon, cinema, argentin, drame,

Il va lui apprendre à se servir d’une arme, à taper avec marteau, à jardiner, à construire, à s’habiller et à se méfier de certaines personnes. Une certaine complicité amicale va naitre entre les deux hommes, mais aussi au sein de sa famille adoptive. Ce film exprime la transmission entre un père de famille à la retraire et un jeune adolescent jeté à la rue par sa mère qui se retrouve mêlée à une affaire de cambriolage et d’argent après avoir trouvé refuge auprès de son frère et ses amis. Par hasard, Rey va retrouver son frère dans un hôpital, torturé et délaissé par les siens. Il va lui venir en aide et le venger en s’attaquant à la personne qui a martyrisé son frère.

santiago esteves, german de silva, matias encinas, juan manuel bordon, cinema, argentin, drame,

En choisissant Matias Encinas, le réalisateur a trouvé une perle pour incarner ce rôle. Le jeu de Matías Encinas, comédien amateur formé au théâtre qui campe ici sa première expérience cinématographique, et de l’expérimenté Germán De Silva, pilier du cinéma argentin, donnent une autre dimension au film sans jamais tomber dans les clichés.

Le suspens glaçant du film

Le réalisateur et le coscénariste Juan Manuel Bordón nous emmènent dans leur ville natale Mendoza et où se trouvent une certaine délinquance, une misère et une pauvreté où les jeunes peuvent être livrés à eux-mêmes. Ils nourrissent le film avec de la musique de l’accent mendocino, de la lumière de ses ciels et des grands espaces du cadre naturel.

On ne sait pas grand-chose des deux personnages principaux : qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? On le devine juste au cours de l’intrigue.  Les méchants personnages rappellent ceux des polars du réalisateur Pablo Trapero, El Bonaerense ou Carancho, avec lequel Santiago Esteves a travaillé. Le réalisateur dénonce aussi à travers son film la corruption des institutions en général et de la police en particulier en Argentine.

Laisser un commentaire