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Après plusieurs récompenses dans les festivals, l’École de la vie sort le mercredi 15 novembre 2017 dans les salles de cinéma. Le film documentaire écrit et réalisé par MAITE ALBERDI est lié par une triple coproduction française, chilienne et hollandaise afin de témoigner sur le syndrome de Down.

C’est l’histoire d’Anita, Rita, Ricardo et Andrés qui forment une bande de camarades trisomiques qui partage les bancs de la même école depuis 40 ans. Mais ils aspirent à une autre vie. Ils voudraient juste pouvoir faire comme tout le monde : être autonome, gagner de l’argent, se marier, fonder une famille. Bref, qu’à plus de 50 ans on ne les considère enfin plus comme des enfants ! Mais est-ce que l’école de la vie leur permettra de réaliser leurs rêves ?

L’action se déroule dans une école de la vie au Chili où vont des personnes atteintes du syndrome de Down autrement dit trisomie 21. C’est-à-dire, une malformation congénitale due à la présence d’un chromosome surnuméraire sur la 21e paire de chromosomes qu’au lieu d’avoir au total 46 chromosomes, la personne porteuse de trisomie 21 en possède 47. Traitée sous forme de documentaire-fiction, la réalisatrice Maite ALBERDI a souhaité interpeller le spectateur sur ce sujet tabou qui concerne les enfants trisomiques arrivant à l’âge adulte. Malgré leur vieillissement prématuré, leur espérance de vie s’est rallongée, passant de 30 ans à 60 ans durant les vingt dernières années. Plus qu’un phénomène de société, aujourd’hui, des trisomiques se retrouvent sans foyers, sans maisons spécialisées après la mort de leurs proches. Comment faire pour qu’ils deviennent des citoyens autonomes auprès de tous ?

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Que vaut l’école de la vie

La situation étrange dans ce film, c’est le lieu où se déroule l’action, c’est-à-dire les handicapés vont dans cette école payée par leurs proches, mais ils gagnent aussi un salaire symbolique en faisant de la pâtisserie qui est mise en vente. De plus, ils apprennent les choses de la vie, du quotidien, de l’argent, de l’amour, le sexe et surtout le sens des responsabilités. Toutefois, ce long métrage est principalement concentré sur la vie d’adultes de ces trisomiques. Tout au long du documentaire, on remarque aussi qu’ils vivent les mêmes choses que nous, personne sans handicap, le fait de dévoiler des sentiments, le désir de sexualité, le chagrin, l’envie du mariage, la foi, de gagner et/ou économiser de l’argent, de fonder une union ou une amitié, la relation avec les parents ou la famille.

Un travail sincère et réussi

Maite Alberdi a concentré son travail de réalisation uniquement sur les personnages et leurs handicaps. D’ailleurs, les personnes qui les éduquent, les élèvent et les emploient apparaissent soit par les gestes de la main ou les visages sont souvent masqués afin de mieux faire comprendre la diversité et la singularité des personnes. Les scènes s’enchainent avec drôlerie, tendresse, taquinerie et l’on s’aperçoit que la diversité n’est finalement pas loin sauf physiquement.  Quelques scènes sont remarquablement par exemple quand Ricardo s’adresse à sa grand-mère, Rita pique du soda et du chocolat alors qu’elle est au régime, Andrés et Anita demandent une chambre pour avoir un peu d’intimité.  Les scènes se suivent, mais ne se ressemblent pas. Et aussi, la cinéaste a voulu montrer l’ignorance que vivent les trisomiques face aux personnes sans handicaps par exemple la scène où ils partent vendre des gâteaux faits par eux-mêmes dans un quartier résidentiel et que personne ne leur ouvre la porte. Ainsi, elle démontre la considération à laquelle font face les trisomiques aujourd’hui au Chili, mais peut-être aussi n’importe où dans le monde.

Sachez que le film a reçu plusieurs prix à travers les festivals du monde :

  • Prix du jury du meilleur long métrage et documentaire au festival international de femmes de Créteil 2017
  • Meilleure réalisatrice au EDA Awards IDFA
  • Zen Moutain Award au Miami Film Festival
  • Meilleur Documentaire au DocsBarcelona

 

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